Sensations d’été

Retour à la rivière l’autre jour. La Loire, qui n’est encore qu’une rivière moyenne est belle, son fond est propre, seules les renoncules vertes tendre ondulent au fil du courant. L’eau est fraîche, et un peu basse. Le premier château sur la Loire surveille du haut de ses falaises de basalte les méandres. Entre graviers, galets, et falaises, ce monde minéral fait le lien entre l’aquatique et le végétal.

chateau

Le soleil brille, les oiseaux chantent, les insectes sont présents frôlant la surface de l’eau. Tout est beau, tout est vert. Les fleurs sont ouvertes, et les feuilles commencent à prendre une teinte plus foncée.

Retrouver ses amis au bord de l’eau, seule la rivière ne nous le permet, se retrouver pour pêcher ses courants en nymphe ou ses plats en sèche. Observer calmement, guetter le moindre gobages dans les rides des courants, discuter sur nos précédentes parties de pêche, imaginer se qu’elles seront dans quelques semaines lorsque les coup du soir vont commencer. On plaisante, on rit, on se charrie sur un poisson manquer. On pense à la rivière, aux insectes et puis aussi aux poissons. Sont-ils là? Surement, seront-ils coopératifs? C’est moins sûr…  On repère un gobage! On annonce une truite vu le gobage, mais finalement un minuscule spirlin virevolte au ferrage… on se marre, on voyait le poissons plus gros !

yann plat

Les premiers courants nous apportent les premières truites… pleines d’énergie, de gros départ, de beaux sauts.

truiteOn s’observer pêcher, on discute technique, on apprend des trucs aux autres, et on en apprend, c’est ça la pêche, la coopération, l’échange. On apprend au fur et à mesure, on se complète.

yann nathan

On change de poste, les rives sont belles, une végétation abondante et odorante couvre les galets, et les alluvions du lit majeur. Parfois il est difficile de se déplacer, on fait attention aux waders, à la canne, aux branches, aux trous, aux racines, et puis aussi à notre progression : il ne faudrait pas louper ce magnifique spot à gros poissons que l’on a repéré en septembre dernier!

yann vgtation

Les genets sont en fleurs, l’odeurs me rappel que nous entrons dans la période estivale, une des périodes les plus agréable, signe que les coups du soir sont proches, on imagine les trichoptères naissant par dizaines à la surface de l’eau.

Et puis un poisson vient interrompre la scène, il est joli, un ombre de la Loire, très beau. Une petite photo avant de repartir!

ombre

Mais des fois, les poissons sont là, ils sont trahit par leurs gobages, parfois incessant le long de ce caillou en bordure, en fin de plat. On ne le voit pas, mais on l’imagine de taille respectable au vu des gobages, et du poste… Mais pas moyen de le faire monter, toute les mouches probables y passent, puis il arrête alors on attend qu’il regobe, comme pour se dire que le poisson est toujours là… et puis au bout de quelques minutes, on se rend à l’évidence… On l’a fait fuir avec cette variété anormale de mouche sur l’eau!. On commence à sortir, et le voilà qui regobe… flûte, on doit y retourner! juste pour la conscience! Mais toujours pas…

L’horaire nous presse, le temps est contre nous. Ces moments, ces journée au bord de l’eau sont atemporelles, on pêche, on observe, on sent, on touche, on vit, le temps de quelques heures.

Dommage, il faut remonter sur Paris.

ombre deux

Montage type paraloop

Salut!

Le temps hivernal, le vent de nord glacial, les températures négatives et le soleil qui se fait bien timide ces derniers temps incite à rester chez soi à côté du radiateur 🙂

En ce moment j’étoffe ma boîte de sèches : on trie, on supprime les montages qui ne marche pas, ou qu’on utilise pas, on refait ceux qui marchent, dans lesquels j’ai confiance… On ajoute des modèles qui nous ont bien dépannés, les terrestres ( scarabés, fourmis, sautrelles, …), on ajoute des teintes et des tailles plus petites pour les éphémères. Pour les sedges, je me rabats sur la classique peute, et sa variante avec une sous aile en cdc, et enfin l’indémodable segde orange ( Seb 😉 )

sauterelle scarab chevreuil

 

Cette année, pour les éphémères, je monte des voiliers CDC, et des parachutes, pour chaque couleur de corps. Ce sera surtout pour une question de visiblité sur l’eau. Mais cette année, un ami guide m’a fait souvenir du montage paraloop, dont j’avais lu quelques posts sur Gobages.com, mais sans y accorder une attention particulière ( il est vrai que je ne cours pas après la mode 😉 )

Enfin tout ça pour dire, que je me suis mis à en monter quelques un pour les “essayer”, deux teintes, grise cerclée cuivre, et olive. Hackle grizzly; dont voici la fiche de montage :

Matériel :

  • Hameçon droit à partir de 16
  • Soie de montage grise 8/0
  • Cerques en fibre de sabre de faisant
  • corps en soie de montage ou quill de paon ébarbé
  • Hackle de coq
  • Pour jouer le rôle de l’élastique : un bout de foam noir
  • Thorax en dubbing
  • Tête en soie de montage

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  • Etape 1 : Fixer la soie de montage, revenir vers la courbure de m’hameçon, y fixer deux fibres de sabre de faisant pour les cerques, et fixer un quill de paon olive ébarbé.

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  • Etape 2 : Former le corps par enroulement du quill sur les 2/3 de l’hameçon.

 

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  • Etape 3 : Fixer le bout de foam juste après la fin du corps en quill. Ne pas cherché à faire en sorte que le foam soit verticale.

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  • Etape 4 : Choisissez une plume de coq aux fibre de la longueur de la hampe voir même un peu plus longue et fixez la à la base du b out de faom fixé précédemment.

 

 

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  • Etape 5 : Effectuer comme pour un montage parachute des enroulements du hackle autour du bout de faom tout en maintenant une tension sur le foam pour le tendre comme un élastique ( attention à ne pas non plus le tendre trop sinon c’est la casse). Puis fixez la plume à la base derrière l’oeillet. Pour cette étape, pas besoin de faire énormément d’enroulement, ici je pense en avoir un peu trop fait.

 

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  • Etape 6 : Coupez l’excédent de le plume et revenez juste devant la base du faom.

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  • Etape 7 : Réalisez le thorax en dubbing, ici du lièvre naturel.

 

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  • Etape 8 : Prenez le bout de faom, rabattez les fibres de coq vers l’arrière pour faire en sorte que lorsque vous rabattrez le foam sur le thorax, toutes les fibres de coq soit plus ou moins à la verticale. Tendez un peu le faom mais pas trop 😉

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  • Etape 9 : Fixer le faom juste derrière l’oeillet, et réaliser une tête en soie de montage, noeud final, vernis, et coupez : c’est terminé!

fin

 

Les mouches terminées. Après observation dans un verre d’eau et comparaison avec un montage parachute, on observe que la flottaison des montage type paraloop est plus basse que celle du prarachute. Cela peut donc être un plus lors d’émergence et que les truites sont un peu “retords”… A voir en pratique!

 

Bon montage!

J’espère que vous avez pris vos billet pour le Rise! Perso je serai à Champagnole le 1er Mars!

http://www.films-de-peche.fr/

 

Bonne semaine!

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